Les discussions sur les photos

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Rousseau Catherine le 2013-01-19


Au matin du 21 février 1916, à 4 heures exactement, la place forte de Verdun est réveillée de son assoupissement par un obus lourd allemand.
Là-bas, dans le quartier du Faubourg Pavé, au 14, rue du Puty, une boulangerie. Le patron, Modeste Collin, s’affaire déjà au fournil. Son épouse, née Marie Bauchet, repose. Dans les chambres, deux jeunes filles, Germaine, 26 ans (ma future grand-mère), Marcelle, 20 ans. Cette famille est éveillée par le coup de canon. Comprenant le danger, tous descendent se réfugier dans la cave.
7 h 15 : le bombardement véritable commence. C’est une formidable avalanche d’obus de tous les calibres, depuis le 420 jusqu’au 210, en passant par le 380 et le 305 autrichiens. L’inévitable se produit : un 380 éclate sur la boulangerie, abattant la maison, éventrant la boutique. Seuls la salle à manger et les communs dans la cour sont intacts.
Dès qu’il est possible, les sapeurs-pompiers interviennent. On dégage cette famille épouvantée, hagarde.

La boulangerie de Modeste et Marie Collin, après le bombardement de Verdun.

Cette seconde vue est une photo prise du premier étage de la maison située en face.

Rousseau Catherine le 2013-01-19


Au matin du 21 février 1916, à 4 heures exactement, la place forte de Verdun est réveillée de son assoupissement par un obus lourd allemand.
Là-bas, dans le quartier du Faubourg Pavé, au 14, rue du Puty, une boulangerie. Le patron, Modeste Collin, s’affaire déjà au fournil. Son épouse, née Marie Bauchet, repose. Dans les chambres, deux jeunes filles, Germaine, 26 ans (ma future grand-mère), Marcelle, 20 ans. Cette famille est éveillée par le coup de canon. Comprenant le danger, tous descendent se réfugier dans la cave.
7 h 15 : le bombardement véritable commence. C’est une formidable avalanche d’obus de tous les calibres, depuis le 420 jusqu’au 210, en passant par le 380 et le 305 autrichiens. L’inévitable se produit : un 380 éclate sur la boulangerie, abattant la maison, éventrant la boutique. Seuls la salle à manger et les communs dans la cour sont intacts.
Dès qu’il est possible, les sapeurs-pompiers interviennent. On dégage cette famille épouvantée, hagarde.
La boulangerie de Modeste et Marie Collin, après le bombardement de Verdun. Cette première vue est une carte postale

Arnaud Saudax le 2013-01-11


Le char est un "Saint Chamond", de la Société Française de Fonderies et Aciéries électriques, 9, rue Gambetta, à Saint Chamond. Outre les petits chars Renault, son concurrent était le char Schneider. (L'un et l'autre ont été livrés en 400 exemplaires.)

En 1918, une des filiales de Schneider était la Société d'Optique et de Mécanique de haute précision... (Tiré du Catalogue de la Foire de Lyon de 1918.)

Sylvain Halgand le 2013-01-07


Pour en savoir plus sur cette photo, je vous conseille de lire http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/photos-14-18/lieux/courcelles-sujet_973_1.htm

Arnaud Saudax le 2013-01-03


Une photo de la même série est parue dans l'Illustration N° 3807 du 19 février 1916 :

"Arrivée à Salonique d'un aéroplane allemand capturé par un avion français.

Cet avion, évoluant au-dessus de Topsin, fut pris en chasse par un des nôtres et, après une demi-heure de combat, dut atterrir ; les deux officiers qui le montaientt furent faits prisonniers ; en présence des troupes alliées et devant l'aéroplane allemand, exposé en face d'un des batiments incendiés par les bombes d'un Zeppelin, dans la nuit du 31 janvier au 1er février, les vainqueurs de cette lutte aérienne : le sergent Terne, pilote, et le maréchal des logis Astor, observateur, reçurent la croix de guerre."

Arnaud Saudax le 2013-01-01


Albin Denis fait justement remarquer que le personnage est sergent... Il doit donc s'agir du Sergent Joseph Barbé, qui est le réalisateur de la photo-mitrailleuse dont l'idée revient au Capitaine Fernand Campagne.

Arnaud Saudax le 2013-01-01


Le biplan est un Nieuport 16...

Arnaud Saudax le 2012-12-27


Ce brave Piou-piou a probablement pu retrouver ses trois enfants à la fin du conflit. Les deux autres Albert Ducroquet morts pour la France l'ont été avant la date portée sur la carte.

J.Lallouet le 2012-12-27


Remarquez le casque sur le sac à dos.

M.Mahut était un dessinateur de guerre. Il a écrit un texte pour montrer que les peintres, dessinateurs de guerre, étaient plus complémentaires que concurrents.

J.Lallouet le 2012-12-27


Photo d'Ulysse Alart, Toulouse.

Arnaud Saudax le 2012-12-23


Ecrite au dos :

Chère marraine, allons un peu de courage pour souffrir avec nos braves soldats. En pélerinage quotidien à ND de Grunwalt j'ai prié tous les jours pour toi. Ceux que la Vierge garde sont bien gardés.

Mille baisers à tous. J. Pattaà 340ème 2e Bat SP. 161

Adressée à : Mme Carané - rue Maubec - Lescar - B. Pyr

(Le secteur postal 161 desservait le sud de Belfort.)

Arnaud Saudax le 2012-12-23


Ecrite au dos : Mes chers amis j'ai reçu le bon colis quoique un peu allégé en route. Impossible d'écrire des lettres pendant quelques jours la censure les ouvre toutes et ne laisse rien passer. Bonne fête chère Suzon et merci à Jo de son aimable lettre. Mille baisers à tous les ... Lauribes, Lastes, Carassus, Laterade. J Pataà.

Adressée à Mlle Suzanne Carassus - M. Joseph Carassus - Lescar - B Pyr

Arnaud Saudax le 2012-12-23


Dans son uniforme du 129ème RI, il porte la citation gagnée au 340ème.

Dans son bulletin paroissial de janvier 1944, il écrit une ode à l'Alsace-Lorraine :

Alsace – Lorraine

Vous ne reprendrez plus l'Alsace et la Lorraine,
Ces deux belles provinces attachées à nos cœurs
Pour compenser leurs maux et adoucir leur peine
Nous saurons les aimer avec plus de douceur.

Alsaciennes mes sœurs, dans mes rêves d'enfant
J'admirai vos grands nœuds si pareils à des ailes,
Vos corsages serrés, vos guimpes en dentelle,
J'entendais votre rire et vos rondes, vos chants.

Je savais qu'arrachées à la mère Patrie,
Sous le dur joug allemand, vous souffriez en silence
Et que parfois le soir, à l'heure où chacun prie,
Vous sortiez en cachette un drapeau de la France.

Et fille de vaincu je désirai le jour
De la grande revanche et pouvoir à mon tour
Visiter Metz, Strasbourg, et vos monts et vos plaines
Et me sentir en France en Alsace-Lorraine.

Et j'eus le grand bonheur de vivre cette gloire
Après quatre ans de lutte et de cruels combats
Vos deux chères provinces, enjeu de la victoire
Redevenaient françaises et sans aucun débat.

Après quelque vingt ans, de nouveau c'est la guerre.
L'insatiable Germain veut tous nous gouverner.
Ecrasé, décimé, le Français voit sa terre
Envahie, occupée jusqu'aux Pyrénées.

Années de deuil, de mort et de grande souffrance,
Amis Lorrains bannis qui furent essaimés
Dans tout notre pays, aux quatre coins de France,
Ici même, à Morlaàs, où vous fûtes aimés.

Vous reverrez bientôt vos champs et vos villages,
Vos maisons si riantes et vos vieux bois chênus,
Mais nous n'oublierons pas ici votre passage
Et nous serons heureux de vous avoir connus.

Car bientôt va sonner l'heure de la victoire
L'ennemi en déroute s'enfuit de tous côtés
La France libérée s'auréole de gloire
Et dans le monde entier revient la liberté.

Morlaàs, 26 août 1944.
Arnaud Saudax le 2012-12-23


Joseph Pataà entouré d'un groupe de Territoriaux du 340ème qu'il accompagnait dans leurs travaux.

Arnaud Saudax le 2012-12-23


L'abbé porte le N° du 129ème. Son changement d'affectation (du 340 au 129) a pu se faire lors de la dissolution du 340 le 9 septembre 1917. La photo est de toute façon postérieure à sa citation au 340 du 5 novembre 1916.

Cette photo est donc bien postérieure aux fameux combats d'automne 1914 et printemps 1915 qui ont laissé sur le terrain 7000 cadavres dans chacun des camps.