Les discussions sur les photos

Page : 1 2 3 4 5 6 [ 7 ] 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Sylvain Halgand le 2013-06-09


Du 1er au 20 octobre, le 94e est au repos à Gentelles,Cachy, Fouencamps, où il se reconstitue dans des manoeuvres sur le plateau Gentelles-Cachy et les rives de l'Avre, qu'il devait, de mai à août 1918, défendre ardemment, puis libérer.

 

extrait de l'historique du régiment.

Sylvain Halgand le 2013-06-09


Le 23 octobre, des exercices de démonstration avec tir d'engins réels, et la réédition de la manoeuvre montée le 26 août par le Capitaine Lavignon sont exécutés par le Régiment sur le plateau de Choloy, en présence du Général de Castelnau, des Généraux du Centre d'information de la VIIIe Armée et de Généraux américains.
Le soir même, le Colonel recevait l'ordre suivant :
« Le Général commandant le 32e Corps tient à féliciter hautement le 94e Régiment d'Infanterie pour sa manoeuvre.Tout en reconstituant d'une manière vivante et parfaite l'action du 26 août dernier, le Régiment a donné à tous la plus haute idée du 32e Corps.
En rendant les honneurs, les hommes du Régiment étaient superbes d'attitude, les yeux pleins de fierté de leur glorieux passé. Au cours de la manoeuvre, ils ont montré une troupe souple, agile, admirablement instruite, composée d'individualités conscientes de l'importance des rôles respectifs.
Au lendemain des sept mois de lutte et de glorieuse misère que viennent de passer les troupes du 32e Corps, ceci fait 1e plus grand honneur au Colonel, aux Officiers, aux Sous-officiers, Caporaux et soldats du 94e Régiment d'Infanterie.
Signé: PASSAGA (Sur le moment même, le Général Passaga avait dit au Colonel: « Voilà des soldats tels que je les avais rêvés ! » Cette appréciation d'un tel chef se passe de commentaires.

Le 25 octobre, au théâtre de Toul, le Régiment fête ses trois palmes dans une représentation très réussie.
Le 1er novembre, le Régiment cantonne à Rogéville et se trouve en secteur le 2 : deux Bataillons sont en ligne, un devant Remenauville, un à Limey ; le troisième est en réserve à Saint-Jean.
Jusqu'à la fin de l'année, le Régiment reste dans ce secteur relativement calme, où il réalise un dispositif de défense en profondeur qui lui donne toute sécurité.

Sylvain Halgand le 2013-06-09


Le 30 mars, l'offensive allemande a provoqué le recul des Anglais sur la ligne générale Arras-Albert-Moreuil-Montdidier. Un nouvel effort qui s'est produit entre le 4 et le 8 avril a été enrayé; mais Hindenburg semble ne pas se lasser. Il faut à tout prix barrer la route d'Amiens. La 42e Division va relever sa voisine de Lorraine, la Division marocaine, qui vient de subir de furieux assauts.
Le 2 mai, le 94e est embarqué en autos et emmené à Bacoue1. Le 4, il est à Sains -en-Amiénois, à la disposition de la Ire Armée (Général Debeney) et du 31e Corps (Général Toulorge).
La relève, commencée le 5, est terminée le 6. Le Régiment est en ligne sur cet immense plateau argileux qui s'étend entre VilIers-Bretonneux et Domart-sur-Ia-Luce, tenant une partie du fameux bois de Hangard (Le Général Fayolle avait dit : « C'est la meilleure de mes Divisions, la 42e, qui sera la gardienne d'Amiens »)
Quelques trous individuels, de rares éléments de tranchée ébauchée jalonnent les lignes de défense, où de nombreux cadavres témoignent de l'ardeur de la lutte des jours précédents. Dans la boue, sous les obus, en dépit des gaz, cha cun se met au travail. Dès le premier soir, la 1re et la 7e compagnies font chacune un prisonnier, qui annoncent une attaque pour le lendemain.
« Au travail, et qu'ils y viennent »
Le 7, à 23 h. 30, la première ligne demande le barrage d'artillerie, qui commence instantanément avec une violence extraordinaire. L'attaque est avortée, et chacun se remet au travail.
Jusqu'au 27 mai, l'activité d'artillerie reste à peu près constante et diverses tentatives sont toutes repoussées; mais les lignes successives de "tranchées avec défenses accessoires et abris profonds sont organisés comme par enchantement: travaux de géants, exécutés inlassablement, soit en ligne, soit en soutien à Boves, Cottenchy, Fouencamps.
Du bois de Hangard, le Régiment passe successivement à la naissance du ravin de Domart, puis à la tête de pont de la Luce.
Le 27 mai, l'effort ennemi se porte en direction de Paris.
Tandis que les autres Divisions du 32e Corps sont engagées sur la Marne, la 42e reste gardienne d'Amiens, désormais inaccessible.
Le 6 juin, la densité d'occupation du secteur est fortement diminuée: on échelonne la défense en profondeur, tout en renforçant l'organisation. Pendant ce temps, l'ennemi a gagné Château-Thierry.
Chaque jour il déverse sur Paris des tonnes d'explosif, prétendant annoncer au monde la « victoire allemande ». Mais la France reste ferme et maintient entière sa confiance dans ses soldats et leurs chefs.
Le Général Foch, Généralissime des Armées alliées, attend patiemment, comme à la Marne, une faute de l'ennemi.
Il faut préparer la reprise du mouvement en avant et, pour cela, être renseigné sur la situation de l'adversaire. Le 29 juin, le 94e exécute un coup de main. A 0 h. 10, sous le commandement volontaire du Capitaine Fortis, un peloton de la 1re compagnie, sans préparation préalable, couvert seulement par un barrage roulant, fait une incursion dans les lignes allemandes devant le bois Dodu, maîtrise rapidement cinq Allemands qui essayaient de se défendre à coups de grenades et les ramène dans nos lignes trente minutes après.
Le 21 juillet, à 23 h. 45, un nouveau coup de main, exécuté dans la même zone par le Sous- Lieutenant Gangneron, officier d'élite, et 37 hommes, permet de ramener, malgré un violent tir de barrage ennemi, trois nouveaux prisonniers.
Le 23 juillet, une reconnaissance est effectuée par le Sous-Lieutenant Rouaud, de la 2e compagnie, au cours de laquelle le Sergent Clément est grièvement blessé en se jetant hardiment à l'attaque d'une fraction ennemie qu'il voulait surprendre.
Le 2 août, le Régiment est en réserve.
Le 5, le Capitaine Garêne, du 332e, prend le commandement du 1er Bataillon, en remplacement du Commandant Poulain, passé à l'Armée américaine. Dans la nuit du 6 au 7 août, le Régiment se porte en position d'attente. Nuit de relève unique dans les annales de cette guerre: alors que depuis un certain temps on avait l'impression d'une stabilisation complète, d'une tranquillité parfaite chez l'adversaire, chacun croit
rêver de voir, par cette nuit noire, sous la pluie orageuse, un triple convoi sur la route: fantassins, camions, caissons, se hâtant silencieusement chacun vers son poste.
Dans la journée du 7, pas un mouvement ne décèle la présence de nos forces: résultat merveilleux d'une discipline basée sur la confiance.
Le 8, août, à 1 h. 30, les Bataillons ont pris leur place de départ, tandis qu'à l'arrière les tanks s'approchent. En première ligne, le 2e Bataillon, (Commandant Mesny) et le 3e (Commandant de Dufourq), en liaison à droite avec le 8e B. C., P., à gauche avec la Division canadienne. Le 1er Bataillon (Commandant Garêne) est en soutien.
La nuit est d'un calme impressionnant: pas un coup de canon, ni ami, ni ennemi. A 4 h. 20, une immense lueur s'élève derrière nous, suivie d'un fracas assourdissant : l'artillerie de toute l'Armée ouvre le feu à la même seconde, c'est le signal de départ.
Tout le Régiment se précipite en avant, suivant au plus près le barrage roulant. La nuit est noire et la fumée des éclatements l'épaissit encore. Tous les gradés dirigent la marche, la boussole à la main. Un arrêt est marqué de 4 h. 40 à 5 h. 20, pour permettre à l'artillerie d'exécuter quelques destructions importantes. A 5 h. 20, le Régiment reprend sa progression. A droite, le 3e Bataillon capture une cinquantaine de prisonniers et dix mitrailleuses dans le bois Longuet. En débouchant devant la lisière Nord-Est du bois de Moreuil, la 9e compagnie est arrêtée par de violents feux de mitrailleuses. Le 8e Bataillon de Chasseurs est arrêté aussi. Les 10e et 11e compagnies exécutent le débordement de cette résistance et la marche en avant reprend. La 9e compagnie, à laquelle le Lieutenant Lafrogne communique
sa vigueur et son entrain, pousse sur le bois de Moreuil, où elle capture une trentaine d’Allemands et une dizaine de mitrailleuses, grâce tout particulièrement au dévouement des soldats Soliveau et Thomas, qui se portent a l'assaut d'une mitrailleuse en action, servie par un officier commandant deux pièces de 77 dont les servants avaient été mis en fuite, tuent cet officier à bout portant et permettent ainsi à notre première vague de poursuivre la marche en avant. La 10e compagnie (Lieutenant Chertier) s'empare d'une batterie de quatre pièces de 77, avec son personnel, et d'un canon de 150. La 11e compagnie (Capitaine Lavignon) capture à son tour 50 prisonniers et 10 mitrailleuses, ainsi qu'une nouvelle batterie de 77, près de la corne du bois de Moreuil. Le Sergent Leuyer (1), de cette compagnie, réduit, un îlot de résistance qui offrait sous bois une résistance acharnée, et se jette personnellement sur une mitrailleuse dont il met les servants hors de combat. (1 Déjà décoré de la Médaille Militaire, le Sergent Leuyer est fait Chevalier de la Légion d'Honneur.)
Le Lieutenant Férant, de la C. M. 3, contribue largement à l'avance magnifique de son Bataillon, par l'appui habile et constant qu'il donne aux compagnies. A gauche, peu après le départ, la progression du 2e Bataillon est gênée par la résistance de fractions qui défendent le bois Dodu et le bois d'Hollan. Ces résistances sont réduites par la 5e compagnie (Capitaine Lecomte), appuyée par un tank canadien. Un nombre important de prisonniers et de mitrailleuses est capturé. Le premier objectif, route Demuin- Moreuil, est atteint à 6 h. 40. Un arrêt de soixante-trois minutes est marqué sous la protection d'un barrage fixe, arrêt pendant lequel on vérifie le bon ordre et les liaisons. A 7 h. 43, la marche reprend en direction de Villers-aux-Erables.
Par suite d'un retard de la Division canadienne, un trou se produit entre le 2eet le 3e Bataillon: la 2e compagnie (Capitaine Lacampagne) le bouche.
En dépit d'un léger rale ntissement, la progression continue et des centaines de prisonniers sont encore faits.
Vers 10 heures, le 2e Bataillon, qui doit déborder par le Nord le village de Villers-aux-Erables, est arrêté par des feux violents de mitrailleuses. Le 3e Bataillon se heurte, lui aussi, à une vive résistance. D'un côté comme de l'autre, tous les efforts sont faits pour vaincre cette résistance. Le Capitaine Lavignon, secondé par l'Adjudant Bassard, réussit une manoeuvre hardie de débordement, parvient à se jeter avec sa
compagnie dans Villers-aux-Erables, enlève d'assaut le château, capturant des mitrailleuses et plus de 200 prisonniers.

Le parc résiste encore. La 3e compagnie, sous les ordres du Sous -Lieutenant Thoveron, est envoyée en renfort au 2e Bataillon. Le Sous-Lieutenant Thoveron rencontre au passage une section de mortiers Stokes que commande le brave Adjudant Comtesse, la porte en avant et la fait intervenir, puis se précipite à la tête de sa compagnie et capture les trois dernières mitrailleuses en action, tandis que la 7e compagnie s'empare d'une batterie de 210 qui tirait encore. A midi, l'objectif final du Régiment est atteint.
Mais chacun a le sentiment de la situation et de l'importance des minutes. Le Lieutenant-Colonel Détrie demande un effort supplémentaire, que les Bataillons ont entrepris antérieurement à la réception de l'ordre et de leur propre initiative. Le Capitaine Garêne prend la tête de la compagnie Thoveron. Accompagné du Capitaine Adjudant-major Remy, avec la liaison du 1er Bataillon et quatre sections de mitrailleuses, il bondit dans les vergers de Mézières, pousse à travers le village, le fait nettoyer et s'établit finalement, à 13 heures, à 300 mètres à l'Est du village, où il rétablit les liaisons. Au cours du nettoyage du village, il a été capturé plus de 100 prisonniers, un poste de secours où a été délivré un officier aviateur français blessé, et quatre pièces de 150.
Au cours de cette journée, le Régiment a réalisé une progression de huit kilomètres, dépassant de plus de deux kilomètres son objectif final et a capturé 1.400 prisonniers, dont 40 officiers, plus de 100 mitrailleuses, des minenwerfer non dénombrés, 32 canons, dont 12 de gros calibre.
A 14 heures, le 332e dépasse le Régiment et enlève Fresnoy-en-Chaussée. Il est à son tour dépassé par la 153e Division.
Le Régiment couche sur les positions qu'il a conquises, y reste la journée du 9, disponible.
Le Colonel reçoit du Général Deville le message suivant :
« Bravo pour le 94e. Magnifique journée ! Votre Général de Division est fier de vous. Dites à vos officiers et à vos soldats tout mon admiration et ma reconnaissance. »
Le 10 août, le Régiment passe en réserve d'Armée à Mézières même.
Le 11 août le Général Deville passe en revue la 42e Division, sur le terrain conquis le 8 par le 94e, au Nord de Villers-aux-Erables, où une grande partie du matérie1 capturé a été rassemblé. Il prononce une allocution où il exalte le rôle glorieux de la 42e Division, qui a permis 1e développement de la grande bataille en cours. Le 13 août, le Régiment se rend par voie de terre à Mailly-Renneval, où il bivouaque.
Les ordres généraux de félicitations arrivent, dont des extraits montreront à tous la glorieuse action accomplie :


Ordre du Général DEBENEY, Commandant la 1re Armée
« La 42e Division vient d'ouvrir magnifiquement les portes à la victoire. La IIIe Armée va attaquer à son tour. Si la bataille prend à cette heure une ampleur imprévue, on le doit la percée rapide de la 42e Division. »


Ordre du Général TOULORGE, Commandant le 31e Corps
« La 42e Division, en deux jours de durs combats, a rompu le front ennemi et pénétré à plus de 10 kilomètres dans les lignes adverses Fier d'avoir eu sous ses ordres d'aussi belles troupes, le Général commandant le 31eCorps salue leurs Drapeaux »


Lettres du Général LIPSETT, Commandant la 3e Division Canadienne et du Général BRUTINEL, du Corps Canadien

« Les troupes de la 3e Division canadienne ne tarissent pas d'éloges sur l'élan et la bravoure dont vos troupes ont fait preuve. Elles sont fières d'avoir été au combat avec elles.
C'est pour mes hommes et pour moi un bien grand privilège que d'avoir pu apporter notre concours à vos superbes Régiments. Mes hommes sont émerveilles de l'admirable souplesse de la méthode d'attaque et de la valeur individuelle de vos fantassins. »


Ordre du Général DEVILLE, Commandant la Division
« La 42e Division peut être fière, à juste titre, de ce beau succès. Son plus beau titre de gloire est d'avoir conservé pendant les dix mois consacrés aux travaux acharnés des secteurs défensifs l'esprit agressif et l'admirable mordant qui lui ont permis d'ébranler jusque dans leur fondement les positions de l'adversaire »


Ordre du Lieutenant-Colonel DÉTRIE, Commandant le Régiment
« On les a eu ! Et comment !
L'ennemi enfoncé au point décisif et d'un seul élan sur sept kilomètres de profondeur. Plus de 40 officiers et 1.400 hommes prisonniers ; 34 canons, dont beaucoup de lourds; plus de 100 mitrailleuses, une quantité de minenwerfer, un matériel considérable capturé: tel est le bilan du 94e dans cette incomparable journée du 8 août 1918. Jamais, à la manoeuvre, vous n’avez été plus beaux que dans cette attaque qui restera légendaire.
A vous, mes enfants depuis deux ans, des enfants qui m'inspirent une affection sans borne et une fierté toujours croissante, je crie de tout mon coeur: bravo et merci »
Le 16 août, le Régiment se rend par voie de terre dans la région de Froissy, d'où il est enlevé le 17 en camions pour aller cantonner à Villers-Vermont, Saint-Samson-sur-Thérain et Canny-sur-Thérain.


Le 20 août, le Général Debeney envoie l'ordre du jour suivant :
« SOLDATS DE LA Ire ARMÉE
La bataille est gagnée. A côté de nos Alliés britanniques, vous avez rompu le front ennemi et dégagé Amiens; vous avez encerclé et pris Montdidier, enlevé de haute lutte les positions fortifiées qui couvrent Roye et libéré, sur une profondeur de 25 kilomètres, la terre sacrée de la chère France. Seize Divisions allemandes, battues, ont laissé entre nos mains plus de dix mille prisonniers, deux cent vingt
canons et un matériel énorme. En quittant les rives de l'Avre pour marcher en avant, saluons avec une pieuse émotion nos braves camarades tombés depuis cinq mois sur la ligne Hangard-Grivesnes. Là, ils ont brisé l'invasion; là, ils ont préparé l'offensive vengeresse; là ils ont, de leur sang, inscrit le mot d'ordre auquel vous vous êtes montrés fidèles et qui restera le nôtre: Nous voulons vaincre! »
Général DEBENEY.


Depuis l'armistice, diverses publications nous permettent de juger cette glorieuse action à sa juste valeur. Un seul extrait des jugements du Général Buat sur Ludendorff, d'après les propres mémoires de ce dernier, fera ressortir ces événements du «Santerre », où le 94e eût la plus belle part, comme ils le méritent :


« Chose étrange! Lorsque, le 16 juillet, Ludendorff donne l'ordre de suspendre les opérations sur la Marne, il croit encore que l'ennemi ne réagira pas. Le 18, il est brusquement rappelé à son Quartier général. Les Français ont attaqué entre la Marne et Soissons. Ludendorff sent l'inquiétude lui mordre l'âme. Cependant il a encore un espoir, le dernier: sans doute le nouveau front va se stabiliser.
Ludendorff en est là de ses réflexions quand se lève, selon sa propre expression, le jour sombre de l'Armée allemande, le plus sombre jour de toute la guerre. Ce jour sombre arrivera le 8 août 1918. Le front Albert-Amiens-Montdidier, Ludendorff le croit très fort, l'ayant fait inspecter par un Général en qui il a toute confiance ! Cependant, le 8 août, par un matin brumeux, tout cela est balayé!... »

Sylvain Halgand le 2013-06-09


Le jour même, le 8 août, le Capitaine Lavignon, à la suite de ses faits d'armes, est proposé au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur. (d'après le Journal de l'unité)

 

Avec sa compagnie (la 11°) il a fait ... 200 prisonniers.

 

A la fin de la journée, le 94° RI aura fait 1400 prisonniers, 40 officiers, plus de 100 mitrailleuses, des minenwerfer non dénombrés, 32 canons (20x  77 mm, 3 x 105 mm, 1 x 120 mm, 4 x 150 mm, 2 x 130 mm, 2 x 210 mm).

L'avancée aura été de 6,5 kilomètres. Objectif dépassé !

 

Les pertes auront été de 1 officier tué, 9 blessés, 17 hommes tués, 97 bléssés.

Sylvain Halgand le 2013-06-09


D'après le Journal du Régiment :

Suivant la parole du Général Deberney, Commandant la 1ère Armée : "La 42 Di, par la façon magnifique et heureuse dont elle a rempli sa missioj le 8 août, malgré un long séjour en secteur et un défaut absolu de travail préparatoire qui faisiaient sa tâche difficile, a ouvert toutes grandes les portes de la victoire."

Sont décorés au cours de cettte reevue, par le Général Deville :

Le Capitaine Lavignon (Légion d'Honneur)

Le Sergent Deboves (Médaille miliatire)

Le Caporal Ysabel (Médaille Militaire)

Le Capitaine Jahan( Citation à l'ordre de l'Arnée)

Le s/Lieutenant Thoveron (citation à l'ordre de l'Armée)

Le Soldat Soliveau (citation à l'ordre de l'Armée)

Le Soldat Thomas (citation à l'ordre de l'Armée)

Le Soldat Gosselin (citation au Corps d'Armée)

Le Sergent Broux (citation au Corps d'Armée)

Le Sergent Bhaudet (citation au Corps d'Armée)

Le Caporal Leroy (citation au Corps d'Armée)

 

 

Sylvain Halgand le 2013-06-09


Relevé par le 332 RI, le 94ème passe en réserve.

Le Chef de Corps est à la ferme du Paraclet.

Le Bataillon Poulaiun est au bois de Boves

Le Bataillon Mesry est à Fouencamps

Le Bataillon de Dufourcq est au bois de Boves et à Cottenchy

Sylvain Halgand le 2013-06-09


Il est possible que ces photos de Saint-Ingbert soient mal localisées, et qu'elles aient été prises à Zweibrucken.

Voici ce que raconte le Journal du Régiment :

 

31 décembre (1918) : séjour à Deux Ponts

16 janvier : Le Général gérard Commandant la 8ème Armée fait son entrée triomphale à Deux Ponts. Les troupes de la garnison (6/132, 94 RI) sont rangées de chaque coté de la Max Strasse et de la place du Palais de Justice.

Arrivée du Général à 11 heures.

A l''issue de la revue, réunion des Officiers de la Garnison, par le Général Gérard, à l'EM du 15 CA.

21 janvier : Remise de Fourragères aux unités de la Division, par le Général Fayolle, Commandant le CA.

 

 

Le journal ne mentionne jamais Saint-Ingbert.

 

 

 

Sylvain Halgand le 2013-06-08


Il s'agit du Nieuport 17 N 1530 de Guynemer , le 'Vieux Charles V"
(la plupart des avions de Guynemer portaient la mention'Vieux Charles' sur le fuselage)
Guynemer a du atterrir d'urgence avec cet avion le 20 Aout 1916
aprés qu'il ait été atteint par une balle perforante,blessant Guynemer au doigt .L'avion s'étant empétré dans les barbeles devant les tranchées
il a été démonté et  ramené  d'urgence sous les obus ( les mats de cabane ont du   été coupés à la hache)  
Source:Guynemer- Les Avions d'un As Pr Bernard Klaeylé et Philippe Oshé

 

Remerciements à Bruno

Yannick LE GRATIET le 2013-06-08


Bonjour, il s'agit d'un groupe de gardes des voies de communication (GVC) ayant posés pour plusieurs photographies de ce type (charge le long d'une voie ferrée, défense derrière un mur, barricade sur la route...) la série de ces photos commentée est visible sur cet article : http://gvc.14-18.pagesperso-orange.fr/Regards/Regards01Propagande.html

Amicalement,

Yannick LE GRATIET le 2013-06-08


Bonjour, il s'agit d'une légende de propagande, en fait ces hommes sont des réservistes de la territoriale affectés à la garde des voies de communication (GVC), et leurs tenues, comportant pour certains des effets civils, suggère une affectation pas trop près du front, aucune chance qu'il reviennent d'une charge à la baïonnette, la même photo existe avec une variante de légende ("retour dans les tranchées"), voir cet article pour une analyse plus complète de cette même photo et quelques autres :  http://gvc.14-18.pagesperso-orange.fr/Regards/Regards01Propagande.html

Amicalement,

Sylvain Halgand le 2013-06-07


Il est vraisemblable que cette photo ait été également prise à Cachy (Somme)

Frédéric Zmaric le 2013-05-07


Bonjour,

Voici trois photos de mon arrière-grand-père Louis BONNET :

né le 24/02/1883 a Paris 15ème

décédé le 22/11/1962 a Vitry sur Seine

mobilisé le 2 aout 1914, il rejoint le 153ème RI, affecté ensuite au 353ème RI (réserve du 153) (73 DI) 5ème bataillon, 18 ème Cie du 2 aout 1914 au 8 juin 1916, puis il rejoint le 346ème RI (réserve) suite à la dissolution de son régiment le 7 juin 1916 (pour former le 4ème bataillon du 346 RI).

En 1914, il participe, entre autre, du 12 au 14 septembre à la bataille de Troyon et dès le 20 le régiment part direction Bois le Prêtre où le 353 fera pratiquement toute sa guerre dans ce secteur.

En juin 1916, le 346 se trouve a Verdun. Le 19 aout 1916 le regiment se trouve dans le secteur de "la Montagne" à Verdun. Louis Bonnet est blessé le 20 aout au "Cabaret" suite a un violent tir de barrage ennemi.

Il est déclaré blessé de guerre le 21 aout 1916.

Il ne remontera plus au front, ayant subit sa troisième blessure.

Frederic zmaric le 2013-05-07


bonjour,

 

mon arriere grand pere est au centre sur cette photo.

Sylvain Halgand le 2013-04-26


Voir à : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.164169337079063.1073741852.131809210315076&type=1

Sylvain Halgand le 2013-04-22


Ce qui signifie : "Croquis de terrain. Prenant la forteresse frontalière française de Givet"